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L'arrêt progressif des réseaux 2G et 3G à l'échelle mondiale s'accélère
Le retrait progressif des réseaux 2G et 3G à l’échelle mondiale s’accélère à mesure que les opérateurs mobiles modernisent leurs infrastructures et libèrent davantage de spectre pour la 4G et la 5G.
Ce guide présente l’état d’avancement de l’arrêt des réseaux 2G et 3G par pays, les dates de fin de service à venir, ainsi que les mesures que les entreprises doivent prendre pour s’y préparer.
Selon la Global Mobile Suppliers Association, 313 arrêts de réseaux 2G et 3G, achevés, prévus ou en cours, avaient été recensés dans 89 pays et territoires à la fin du mois de juin 2026. En ce qui concerne spécifiquement la 2G, 139 opérateurs dans 70 pays et territoires ont soit achevé, soit prévu l’arrêt de leurs réseaux. Pour la 3G, 174 opérateurs dans 67 pays et territoires ont achevé, prévu ou entamé des arrêts de service.
Il n’existe pas de date unique d’arrêt à l’échelle mondiale.
Les calendriers varient d’un pays à l’autre et d’un opérateur à l’autre au sein d’un même marché. Dans certains pays, la 3G a déjà disparu tandis que la 2G reste disponible, souvent parce que les anciens équipements IoT et machine-à-machine en dépendent encore. Sur d’autres marchés, ces deux technologies héritées ont déjà été retirées.
Aperçu général de l'arrêt des réseaux 2G et 3G
Allemagne : 2G et 3G retirées par les principaux opérateurs.
Afrique du Sud : 2G et 3G toujours disponibles.
Arabie saoudite : 2G toujours disponible et 3G en cours de transition.
Australie : 2G et 3G retirées par les principaux opérateurs.
Autriche : 2G encore disponible et 3G en processus de retrait.
Belgique : 2G encore disponible et 3G en retrait avancé.
Brésil : 2G encore disponible chez certains opérateurs et 3G en cours de transition.
Canada : 2G limitée et 3G largement retirée par les principaux opérateurs.
Chine : 2G et 3G en cours de transition.
Corée du Sud : 2G et 3G retirées.
Danemark : 2G encore disponible avec certains opérateurs et 3G largement retirée.
Émirats arabes unis : 2G et 3G largement retirées.
Espagne : 2G toujours disponible et 3G en cours de transition.
Estonie : 2G toujours disponible et 3G en transition avancée.
Etats-Unis : 2G largement retirée par les opérateurs nationaux et 3G totalement retirée par les opérateurs nationaux.
Finlande : 2G encore disponible et 3G presque totalement retirée.
France : 2G en cours d'arrêt et 3G arrêtée en à partir de 2028.
Inde : 2G encore largement disponible et 3G disponible selon les opérateurs.
Italie : 2G encore disponible et 3G en transition avancée.
Japon : 2G et 3G retirée.
Lituanie : 2G en cours de transition et 3G en retrait avancé.
Luxembourg : 2G toujours disponible et 3G en transition avancée.
Mexique : 2G toujours disponible et 3G en transition avancée.
Nouvelle-Zélande : 2G limitée selon les opérateurs et 3G en retrait avancé.
Norvège : 2G disponible chez certains opérateurs et 3G retirée par les principaux opérateurs.
Pakistan : 2G et 3G toujours disponibles.
Pays-Bas : 2G disponible chez certains opérateurs et 3G retirée par les principaux opérateurs.
Pologne : 2G encore disponible et 3G en cours de transition.
Portugal : 2G encore disponible et 3G en retrait avancé.
Roumanie : 2G encore disponible et 3G en cours de transition.
Royaume-Uni : 2G encore disponible et 3G retirée par les principaux opérateurs.
Singapour : 2G et 3G retirée.
Slovaquie : 2G toujours disponible et 3G en retrait avancé.
Suède : 2G retriée par plusieurs opérateurs, même si une partie de la couverture est toujours assurée, et 3G largement retirée.
Tchéquie : 2G encore disponible et 3G en retrait avancé.
Thaïlande : 2G toujours disponible et 3G en pleine migration.
Turquie : 2G et 3G toujours disponible.
Vietnam : 2G en cours d'arrêt et 3G en cours de transition.
Sources : Orange Business, GSA - Global mobile Suppliers Association, Ofcom, Deutsche Telekom, Orange Business - Smart Mobility.
Ces informations s'appuient sur les données publiques fournies par les opérateurs, les autorités de régulation, les acteurs du secteur et les partenaires d'itinérance, disponibles en août 2026. Les dates sont susceptibles de changer et doivent être confirmées auprès de l'opérateur local concerné. Pour les marchés où aucune date n'est indiquée, cela ne doit pas être interprété comme une confirmation que les réseaux 2G ou 3G resteront disponibles indéfiniment. Cela signifie simplement qu'aucune date commune de fermeture suffisamment fiable n'a été identifiée.
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Analyse Telenor sur l'IoT, avril 2026 : la carte de l'abandon progressif de la 2G présente une situation contrastée à l'échelle mondiale, la 2G devant rester disponible plus longtemps dans certaines régions en raison de l'IoT hérité, des services d'urgence, des systèmes de paiement et des cas d'utilisation nécessitant une faible bande passante. Ces informations s'appuient sur les données relatives à l'abandon progressif des réseaux 2G déjà effectués, annoncés ou prévus par les opérateurs de télécommunications. Les dates futures sont susceptibles de changer à mesure que les plans des opérateurs évoluent.
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Analyse Telenor IoT, avril 2026 : la carte de l'arrêt progressif de la 3G montre que de nombreux marchés devraient avoir achevé ou être bien avancés dans le processus d'arrêt de la 3G d'ici fin 2027, bien que la situation varie selon les pays et les opérateurs. Ces informations s'appuient sur les données fournies par les opérateurs de télécommunications concernant les arrêts de réseaux 3G déjà effectués, annoncés ou prévus. Les dates futures sont susceptibles de changer en fonction de l'évolution des plans des opérateurs.
Pourquoi les réseaux 2G et 3G sont-ils en train d'être mis hors service ?
Les réseaux 2G et 3G ont constitué des étapes importantes dans le développement des communications mobiles, mais leur utilisation est en déclin à mesure que les nouvelles technologies de réseau se généralisent.
La GSA identifie plusieurs avantages liés à la mise hors service des réseaux hérités, notamment la libération de spectre pour la LTE et la 5G, la réduction de l’énergie nécessaire au fonctionnement de réseaux acheminant relativement peu de trafic, et la transition vers des technologies plus récentes offrant des capacités de sécurité améliorées.
La GSA indique également que les arrêts des réseaux 2G et 3G ont lieu dans la plupart des régions et que ce mouvement s’est accéléré depuis 2024.
L’ordre dans lequel ces technologies disparaissent peut varier. Certains opérateurs mettent d’abord fin à la 3G tout en conservant la 2G plus longtemps en raison des services vocaux traditionnels, de l’IoT et des services machine-à-machine.
Toutes les interruptions de service n'ont pas une date fixe
Un aspect important du tableau global réside dans le fait que de nombreuses fermetures de réseaux prévues ne sont pas encore assorties d’une date butoir précise.
La GSA indique que 25 réseaux devaient être mis hors service au cours du second semestre 2026, sans compter les 37 réseaux dont la mise hors service est déjà en cours. La plupart des 82 réseaux dont la fermeture est prévue n’avaient pas encore de date précise.
Le calendrier prévu par la GSA prévoit la fermeture des réseaux 2G et 3G au cours des années 2026, 2027, 2028, 2029 et 2030, ainsi que celle d’autres réseaux pour lesquels aucune date précise n’a été fixée.
Il est donc important que les entreprises internationales suivent de près les différents opérateurs plutôt que de se fier à une seule date butoir régionale ou mondiale.
Les portables ne sont pas les seuls à être concernés
La mise hors service des réseaux hérités ne se limite pas aux anciens téléphones mobiles.
La connectivité 2G et 3G peut encore être utilisée par des systèmes d’alarme, des terminaux de paiement, des compteurs, des véhicules connectés, des équipements de suivi et des applications industrielles de l’Internet des objets (IoT).
La GSA identifie spécifiquement les connexions de machine à machine et celles de l’IoT comme un défi, car certains secteurs ont des cycles de remplacement des équipements très longs. Les appareils qui n’ont pas été mis à jour pour prendre en charge la technologie LTE ou la 5G risquent de perdre leur connectivité lorsque le réseau hérité dont ils dépendent sera désactivé.
Cela peut rendre la migration des réseaux hérités considérablement plus complexe que le simple remplacement d’anciens smartphones.
Les arrêts peuvent durer plus longtemps que prévu
La mise hors service des réseaux ne se déroule pas toujours selon le calendrier initialement annoncé.
La GSA souligne que certains objectifs annoncés précédemment n'ont peut-être pas été atteints et indique que le processus prend probablement plus de temps que prévu en raison des difficultés liées à la mise hors service des anciens réseaux.
Cela renforce la nécessité de vérifier les informations actuelles directement auprès des fournisseurs d'accès.
Les délais varient d'un marché à l'autre
Le Royaume-Uni illustre bien à quel point les calendriers de mise hors service des réseaux 2G et 3G peuvent varier.
L'Ofcom confirme que les principaux opérateurs britanniques ont déjà mis hors service leurs réseaux 3G. EE prévoit de commencer à mettre hors service la 2G à partir de mai 2029, O2 à partir de l'été 2029 et Vodafone courant 2030.
L'arrêt de la 2G par Orange en France métropolitaine se déroule progressivement au cours de l'année 2026, tandis que l'opérateur prévoit de commencer à désactiver la 3G à partir de fin 2028.
Deutsche Telekom prévoit actuellement de désactiver complètement son réseau 2G le 30 juin 2028 et de réutiliser les fréquences libérées pour la 4G et la 5G.
Ces exemples montrent pourquoi il n’est pas toujours possible de fixer une date unique pour l’arrêt des réseaux hérités dans un pays.
Les entreprises devraient recenser leurs dépendances vis-à-vis des réseaux hérités
Les organisations exploitant des équipements connectés doivent recenser les appareils susceptibles de fonctionner encore en 2G ou en 3G et déterminer quel opérateur assure la connectivité sur chaque marché.
Une attention particulière doit être accordée aux équipements ayant un cycle de vie long et aux appareils installés hors du contrôle direct de l’organisation.
En fonction du cas d’utilisation et de la disponibilité du réseau local, les options de migration peuvent inclure la technologie LTE, la 5G et des technologies spécialement conçues pour la connectivité IoT.
Les entreprises doivent collaborer avec les opérateurs mobiles et les fournisseurs d’équipements afin de déterminer la stratégie de migration la plus appropriée pour chaque appareil ou service.
La communication fait partie intégrante de la transition
Lorsque les équipements concernés sont installés au domicile des clients, dans des entreprises, dans des véhicules ou dans d’autres lieux, la migration peut également nécessiter une communication avec les clients.
Les organisations peuvent être amenées à expliquer les raisons de ce changement de service, à identifier les utilisateurs concernés, à coordonner le remplacement des équipements et à envoyer des rappels avant les dates limites de coupure locales.
Les canaux de communication tels que les SMS, le RCS et WhatsApp peuvent faciliter ces processus de communication avec les clients et aider les entreprises à gérer les migrations au sein de bases de clients plus importantes.
Une transition mondiale avec des échéances locales
La GSA prévoit une accélération du rythme des arrêts des réseaux 2G et 3G, à mesure que les opérateurs poursuivent la modernisation de leurs infrastructures et réaffectent les fréquences et les ressources aux réseaux 4G et 5G.
Cette tendance est mondiale, mais les calendriers restent propres à chaque pays.
Pour les entreprises présentes sur plusieurs marchés, l’essentiel est de déterminer où les appareils dépendent encore des réseaux 2G ou 3G, quel opérateur fournit cette connectivité et quand ce réseau particulier devrait disparaître.